4.7.12

3.7.11

viens au mal du samedi soir

et nous revoilà, samedi soir, bal des bourratches, valseurs hurleurs, abonnés de la réplique "oh ça va on rigole hein", les mêmes qui sont rarement drôles finalement. Pas marrante, la bande de jeunes encostardés qui se font la bise à la manière d'un vieux sketch des Inconnus
"saluuuuut -schmick- ça vaaa -schmack- on va aux Aviat' -schmuck- oooh Aleeeex -schmick- tu sens trooop boooon j'adooore ta veste -glouglouglou" (je tiens à préciser que le glouglou en question est une traduction parfaite d'un rire de dinde)
Alors évidemment, rien que de très banal. On est samedi, tout est permis. Et "on" est un petit cochon bien apprêté, plein d'assurance, et portant l'arrogance avec la permission de 2h... ensuite c'est fini, c'est vomi.
Quelques pas au-delà de ce petit groupe tout propre, un autre, encore moins rigolo. Un vélo au sol, et un homme par terre, inconscient, à qui quelques personnes tentent de porter secours. Pas facile de jouer à Urgences quand on a 6g dans chaque bras...l'infirmière du samedi soir a les choses en main, et ça se passe près de la gorge (bande de pervers)...elle essaye de se débarrasser des curieux tout aussi bourrés qu'elle "LES CONSTANTES SONT STABLES", mais qui n'ont pas une vie à sauver, eux "AMENEZ LE CHARIOT DE RÉA" reprends-toi Charlotte, c'est pas si grave d'appeler le Samu "ON DÉGAGE" ben si, puisque c'est moi qui l'ai renversé ce connard bourré sur son vélo, répond-elle "ON DÉGAGE"...pas de réaction.
Charlotte, dans son petit trench à peine acheté en soldes, essaye de désaouler vitesse grand V en attendant les secours tout en se préparant à expliquer cet accident de vélo contre...trottinette.

Rencontre du samedi soir.

9.2.11

fais vriller

Avouons-le tout simplement, le mois de février est un connard.
Que les choses soient dites (ce qui n'est pas mon fort en général) (à ne pas confondre avec un quelconque dialogue waynien "ce n'est pas mon fort, mon général")...je conchie ce mois pourri, instable et virusé, ses températures capricieuses, son arrogance de mois le plus court, ses surprises jamais positives et cet imbécile de moral qui ne sait rien faire d'autre que couler. 
Et pourtant.
Il n'y a AUCUNE raison de s'inquiéter. Les minutes passent de toute façon. Les mois aussi. Ce salopard de temps s'en bat les roubibi et continue son chemin.
J'ai vu aujourd'hui des photos, merveilleuses, de champs de batailles, perclus de jeunes visages figés, murés dans la seconde qui les a lâché...alors j'ai tenté de relativiser. Moi-même n'ayant jamais eu à croire les mensonges idéologiques de certains, je n'ai pas eu à décider de mettre ma vie en danger pour grossir le nombre et perpétuer la fourberie, il me reste du souffle malgré mon acuité à le plomber de goudron, un brin de conscience pour apprécier le fonctionnement de ma machine, il ne me manque aucun membre (ndlr : l'atrophie du cerveau n'est pas absence de cerveau)...mieux, je travaille. "Te plains pas t'as du boulot".
Mais alors voilà...pourquoi donc se plaindre ? Pourquoi gémir, geindre, rouspéter, bramer, sans cesse et regarder ses pieds en se disant qu'ils sont vraiment trop grands ?
Ben j'sais pas...ça occupe ? De se préoccuper...
Malgré une évidente habitude de voir la vie en gris anthracite, je ne peux m'empêcher de remarquer une aggravation de la tendance en ce mois de merde. Revenir sur les erreurs passées, craindre celles à venir, ou détester faire ce constat, c'est le chien qui se mord la queue. Un chien qui s'appellerait Février et qui aurait la malchance de faire le clown dans une série inepte.


31.12.10

who invited you ?

un réveil de nuit, et quelques moments décalés...des gens qui hurlent en sortant de leur beuverie chauffée...les gens...ceux que l'on convoque quand il s'agit d'établir une opinion...les gens ne savent rien, ils ne font que des conneries, les gens votent bêtement, les gens se bousculent dans les sondages, mais qui sont donc ces gens qui nous servent si souvent d'alibi de compréhension si fine de l'existence ?
Ils sont là, parmi nous, ils se sont infiltrés, ces autres...j'ironise, mais comment faire autrement. Combien de fois sommes-nous prêts à nous considérer comme nos propres aliens?
Symptomatique utilisation du langage...les gens devraient...cesser de ne plus utiliser "nous". Un bref coup d'oeil à Wiki entre parenthèses En français courant, nous a déjà été remplacé par on comme pronom clitique du sujet de la première personne du pluriel. Selon L. R. Waugh, dans son corpus du français métropolitain conversationnel, nous est utilisé seulement dans 1% des cas, et on dans 99% des cas.
On ne sait pas qui sont ces gens dont on parle tout le temps. Mais j'veux dire, j'ai envie de te dire, je crois, je pense, j'imagine, JE sera toujours le plus fort. Divisons-nous, faisons des petites parcelles, protégeons-les de hauts murs et regardons les autres de haut.

Nous sommes insupportables, et qu'elle est salutaire cette condition de mortels.


Rocket From The Crypt - Who Let The Snakes In by crouteprod


Devenir misanthrope n'est pas facile quand on est sentimentale.